5 décembre et après : La grève, personne ne la fera à ta place !

La lutte contre la casse des retraites menée par le gouvernement Macron-Delevoye représente une immense opportunité : celle d’un toutes et tous ensemble qui permette de mettre un coup d’arrêt à cette politique de casse sociale du gouvernement. Car ce qu’a démontré le cycle de luttes qui s’est enchaîné depuis la loi Macron, c’est que :

  • La grève branche par branche ou entreprise par entreprise ne peut amener qu’à des victoires partielles sur des revendications locales, et à des échecs retentissant car le patronat et le gouvernement se sentent forts et ne craignent plus un embrasement généralisé
  • Les blocages sont un élément du rapport de force, mais sans grève, ils se heurtent à la force répressive de l’Etat
  • Sans grève, les concessions que fait le gouvernement, il les fait sur notre dos et pas sur celui des profits de la bourgeoisie
  • Pour que la peur change de camp, le nombre de manifestants, ou le niveau d’affrontement avec les forces de l’ordre, ne sont pas les facteurs les plus déterminant, même si l’autodéfense ouvrière et le caractère de masse sont évidemment nécessaires : ce qui l’est, c’est la capacité à s’en prendre aux intérêts de la bourgeoisie, c’est à dire attaquer son profit et confronter son pouvoir de décision dans les entreprises et les services publics
  • Pour attaquer les intérêts de la bourgeoisie, rien ne vaut une grève massive, durable et déterminée

La grève RATP a montré la force d’une grève massive et unitaire. Mais sans généralisation de la grève, le pouvoir pourra s’en sortir par des concessions de courte durée, continuer à opposer les travailleuses et les travailleurs, et, au final, liquider ces concessions une fois l’orage passé

Pour généraliser la grève, aucun mot d’ordre ne suffira, même s’il est évident qu’ils peuvent jouer un rôle d’encouragement : ce qui est déterminant, c’est la formation de collectifs de lutte dans les boites et les territoires, la construction de la solidarité entre professions et entre statuts : pour cela, rien de mieux que les syndicats d’industrie et les unions locales ! Mais cela signifie de rompre avec le corporatisme et l’impasse du syndicat d’entreprise. Cela suppose aussi de cesser de penser que les autres vont lutter à notre place, et donc de prendre ses responsabilité en tant que travailleuses et travailleurs, avec ou sans emploi, actif ou retraité, public ou privé. Prendre ses responsabilité c’est se syndiquer de manière active, agir pour construire et renforcer le collectif syndical, sortir de sa boite ou son service pour construire le syndicat local professionnel d’industrie, dans la branche, et faire preuve de solidarité dans son union locale avec les travailleuses et travailleurs du secteur. C’est bousculer l’inertie de certaines structures et de certains responsables encroûtés, mais sans avoir l’esprit de consommateur, c’est à dire en amenant sa pierre à l’édifice.

C’est rejoindre ses organisations de classe, en construisant le combat et en organisant les convergence inter-entreprise sur le territoire de l’UL.

Alors, retroussons nos manches, refusons la grève par procuration, reconstruisons notre pouvoir de travailleuses et travailleurs en reconstruisant le pouvoir syndical qui a reposé historiquement sur les 2 piliers : syndicalisme d’industrie et union locales ! Pour faire de la généralisation de la grève une réalité et pas un slogan, mouillons la chemise d’ici au 5 décembre, et après !

Ne dit pas « que fait la CGT ? » Mais FAIT LA !

 

CGT

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